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Accessibilité et diversité : penser une sexothérapie inclusive

1 janv. 2026

La sexualité est universelle, mais l’accès à un accompagnement respectueux, sécurisant et adapté ne l’est pas encore. Trop souvent, la sexothérapie reste perçue — à tort — comme un espace réservé à un public blanc, valide, cisgenre, hétérosexuel et de classe moyenne.

Et pourtant, les besoins sont partout : chez les personnes LGBTQIA+, en situation de handicap, racisées, neurodivergentes, précaires… C’est pourquoi il est urgent de penser une sexothérapie véritablement inclusive et accessible à tou·tes.

La diversité des vécus sexuels

Il n’existe pas une seule manière de vivre sa sexualité. Chaque personne porte un vécu singulier, influencé par son histoire, son identité, son contexte culturel, social, corporel.Un·e adolescent·e trans en questionnement, une femme racisée ayant subi des violences, un homme en fauteuil roulant, une personne autiste confrontée à des difficultés relationnelles… Toutes ces personnes ont besoin d’un espace d’écoute où leur réalité est entendue et respectée, sans pathologisation ni exotisation.


Penser une sexothérapie inclusive, c’est reconnaître cette diversité, et adapter sa posture, son langage, ses outils.



Des barrières d’accès multiples

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes ne consultent pas en sexothérapie non pas parce qu’elles n’en ont pas besoin, mais parce qu’elles ne se sentent ni représentées ni en sécurité.Les barrières sont nombreuses : absence de représentation dans les visuels, langage hétéronormé, cabinet non accessible aux personnes à mobilité réduite, méconnaissance des enjeux trans, biais culturels implicites, tarifs inadaptés…


L’accessibilité ne concerne pas uniquement les locaux ou les horaires : elle implique aussi un travail actif sur nos biais, nos angles morts et nos référentiels.



Être formé·e à la diversité, un impératif éthique

Un·e sexothérapeute inclusif·ive ne naît pas tel·le : iel se forme, s’informe, se remet en question. Cela passe par la formation continue sur les réalités LGBTQIA+, les questions de genre, de race, de handicap, de neurodivergence, etc.


Cela signifie aussi questionner ses pratiques : quels exemples utilise-t-on ? Quel langage emploie-t-on ? Nos outils sont-ils inclusifs ? Proposons-nous des accompagnements adaptés à des publics spécifiques ? Et surtout : sommes-nous capables de reconnaître nos limites, et de rediriger vers d’autres professionnel·les si besoin ?



Une sexothérapie pour tou·tes, pas pour quelques-un·es

Le cœur de la sexothérapie, c’est l’accueil inconditionnel de la personne dans sa singularité. Or, cet accueil n’est véritablement sincère que s’il s’appuie sur une conscience des rapports de pouvoir, des discriminations systémiques et des inégalités d’accès au soin.

Faire de la sexothérapie un espace inclusif, ce n’est pas cocher une case. C’est un engagement continu, un positionnement politique et humaniste, une volonté de créer des espaces où chacun·e peut venir déposer son vécu sans devoir se justifier.



Vers une pratique plus juste, plus humaine

À l’école de sexothérapie holistique, nous croyons qu’il est de notre responsabilité de former des praticien·nes sensibles à ces enjeux. C’est pourquoi nos enseignements intègrent une réflexion sur les normes, les privilèges, l’inclusivité et l’éthique relationnelle.


Parce qu’une sexualité épanouie n’est pas un privilège : c’est un droit fondamental. Et la sexothérapie doit être un lieu où ce droit peut s’exprimer, pour tou·tes.

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