
Avis Google et thérapie : comment gérer la peur des avis négatifs quand on est thérapeute ?
10 août 2026
C’est un sujet encore tabou dans le monde de l’accompagnement.
Et pourtant, il revient très souvent en supervision.
De nombreux thérapeutes, sexothérapeutes, psychopraticiens ou professionnels de la relation d’aide partagent la même peur :
“Et si je recevais un mauvais avis Google ?”
Cette peur est loin d’être anodine.
Aujourd’hui, la réputation en ligne influence fortement la visibilité d’un professionnel.
Avoir de bons avis peut rassurer et attirer de nouveaux consultants.
À l’inverse, un avis négatif peut générer :
stress,
remise en question,
angoisse,
perte de confiance.
Mais que valent réellement les avis Google dans les métiers de l’accompagnement ?
Et surtout, comment construire une activité saine sans devenir prisonnier de sa note en ligne ?
Les avis Google ont changé la façon de choisir un thérapeute
Il y a encore quelques années, les thérapeutes développaient principalement leur activité grâce :
au bouche-à-oreille,
aux recommandations,
au réseau professionnel.
Aujourd’hui, le parcours des consultants a changé.
Avant même de prendre rendez-vous, beaucoup regardent :
votre site internet,
votre fiche Google,
votre référencement,
vos avis clients.
C’est devenu une réalité.
Dans certains cas, la note Google peut même influencer fortement la décision.
Beaucoup de personnes se disent :
4,9 étoiles = rassurant
3,8 étoiles = inquiétant
Le problème, c’est que cette logique est très réductrice.
Peut-on vraiment noter un thérapeute comme on note un restaurant ?
C’est une vraie question.
Notre société a pris l’habitude de tout évaluer :
restaurants,
hôtels,
artisans,
commerces,
services.
Aujourd’hui, les thérapeutes n’échappent plus à cette logique.
Mais un accompagnement thérapeutique est-il comparable à une prestation classique ?
Pas vraiment.
La relation thérapeutique est profondément humaine, complexe et subjective.
Un consultant peut être très satisfait parce qu’il s’est senti entendu.
Un autre peut être frustré parce qu’il espérait des résultats immédiats.
Un troisième peut être en colère parce qu’il a été confronté à une vérité difficile.
La satisfaction immédiate ne reflète pas toujours la qualité réelle du travail thérapeutique.
Un mauvais avis ne signifie pas que vous êtes un mauvais thérapeute
C’est probablement le point le plus important.
Un avis négatif peut faire très mal.
Il peut réveiller :
syndrome de l’imposteur,
peur du rejet,
peur de l’échec,
blessure d’injustice.
Beaucoup de thérapeutes très investis vivent cela difficilement.
Ils pensent :
“J’ai raté.”
“Je ne suis pas à la hauteur.”
“Mon activité va s’effondrer.”
Pourtant, un avis négatif ne dit pas toute la vérité.
Il reflète avant tout l’expérience subjective d’une personne, à un instant donné.
Le problème des faux avis et des pratiques douteuses
Autre réalité rarement abordée : le système des avis Google est loin d’être parfait.
Aujourd’hui, certaines pratiques existent malheureusement :
achat de faux avis,
demandes à des proches,
échanges d’avis entre professionnels,
faux commentaires malveillants.
Soyons honnêtes :cela existe.
Cela montre bien que les avis ne sont pas toujours un indicateur fiable de compétence réelle.
Un thérapeute avec peu d’avis peut être excellent.
Un thérapeute avec beaucoup d’avis peut ne pas convenir à tout le monde.
La peur des avis revient souvent en supervision
En supervision, ce sujet revient régulièrement.
Derrière la peur de l’avis négatif, il y a souvent des enjeux plus profonds.
Par exemple :
peur du jugement,
difficulté avec la visibilité,
besoin de validation,
perfectionnisme,
blessure de rejet.
Le travail de supervision permet justement de prendre du recul.
De se demander :
Pourquoi cet avis me touche autant ?
Qu’est-ce que cela vient réveiller chez moi ?
Comment garder une posture professionnelle ?
Ces questions sont essentielles.
Développer son activité sans devenir dépendant des avis
Oui, les avis Google peuvent aider une activité.
Mais ils ne doivent pas devenir votre unique levier.
Un développement professionnel solide repose sur plusieurs piliers :
qualité du travail,
posture professionnelle,
supervision,
référencement,
site internet,
réseau,
bouche-à-oreille.
Les avis sont un outil parmi d’autres.
Rien de plus.
Les bonnes pratiques autour des avis Google
Il est possible d’utiliser cet outil de manière saine.
Par exemple :
avoir une fiche Google bien renseignée,
soigner son site internet,
répondre avec professionnalisme,
ne pas sur-réagir à un avis isolé.
L’objectif n’est pas de contrôler parfaitement son image.
L’objectif est de construire une présence cohérente, authentique et professionnelle.
À l’ESH, nous formons aussi à cette réalité du métier
Être thérapeute aujourd’hui ne consiste pas uniquement à savoir accompagner.
Il faut aussi comprendre la réalité du terrain.
Développer une activité demande des compétences complémentaires :
visibilité,
référencement,
communication,
présence digitale,
posture entrepreneuriale.
C’est précisément pour cela que nous avons créé un module dédié à la réussite du praticien.
Nous y abordons notamment :
la fiche Google,
le référencement,
le site internet,
les bonnes pratiques,
les erreurs fréquentes.
Car être compétent ne suffit pas toujours.
Encore faut-il réussir à rendre son activité visible.
Votre valeur ne se résume pas à une note Google
C’est sans doute le message le plus important.
Votre valeur comme thérapeute ne se résume pas à :
une note,
un commentaire,
ou un algorithme.
Votre valeur repose sur :
vos compétences,
votre éthique,
votre posture,
votre engagement,
votre capacité à accompagner avec justesse.
Les avis peuvent influencer votre visibilité.
Ils ne définissent pas votre valeur professionnelle.
FAQ
Les avis Google sont-ils importants pour un thérapeute ?
Oui, ils influencent souvent la visibilité et rassurent les futurs consultants. Mais ils ne reflètent pas à eux seuls la qualité d’un thérapeute.
Un mauvais avis peut-il nuire à une activité ?
Un avis négatif peut avoir un impact, surtout s’il est isolé dans une fiche peu fournie. Mais il ne détermine pas à lui seul la réussite d’une activité.
Peut-on demander des avis à ses consultants ?
Oui, cela peut se faire de manière éthique, sans pression, dans le respect du cadre thérapeutique.
Comment réagir à un avis négatif ?
Il est préférable de prendre du recul, éviter les réponses émotionnelles et conserver une posture professionnelle.
Article rédigé par Amélie Leniaud
Psycho-sexologue • Sexothérapeute • Thérapeute de couple • Superviseure • Formatrice • Cofondatrice de l’École de Sexothérapie Holistique (ESH)
Amélie Leniaud accompagne depuis plusieurs années des individus et des couples autour des problématiques liées à la sexualité, à l’intimité et aux relations. Spécialisée en sexothérapie, thérapie de couple et relation d’aide, elle défend une approche globale, humaine et intégrative de l’accompagnement.