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Pourquoi les professionnels de l’accompagnement doivent être formés aux violences ?

15 juin 2026

Les violences constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou conjugales, leurs conséquences peuvent marquer durablement la vie des personnes qui en sont victimes.

Dans les cabinets médicaux, thérapeutiques ou sociaux, ces situations sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne l’imagine. Pourtant, de nombreux professionnels reconnaissent ne pas se sentir suffisamment formés pour repérer, accueillir et accompagner ces situations avec justesse.

C’est pourquoi la formation à l’accompagnement des violences devient aujourd’hui essentielle pour tous les professionnels de l’accompagnement : thérapeutes, psychologues, sages-femmes, coachs, praticiens en relation d’aide… mais aussi sexothérapeutes.

Les violences : une réalité encore trop fréquente


Les violences peuvent prendre de nombreuses formes :

  • violences conjugales

  • violences sexuelles

  • violences psychologiques

  • violences intrafamiliales

  • violences subies pendant l’enfance

  • harcèlement ou emprise

Ces situations touchent les femmes, les hommes, les enfants et les adolescents. Elles peuvent survenir dans la famille, dans le couple, à l’école ou dans la sphère sociale.

Leurs conséquences sont souvent profondes :

  • perte de confiance en soi

  • anxiété ou dépression

  • difficultés relationnelles

  • troubles de la sexualité

  • difficultés à se sentir en sécurité dans son corps.

De nombreuses personnes consultent pour ces difficultés sans toujours faire le lien, au départ, avec des violences vécues auparavant.


Pourquoi les professionnels doivent être formés


Les professionnels de santé et de l’accompagnement occupent une place particulière : ils sont souvent les premiers témoins indirects de ces situations.

Lors d’une consultation, une personne peut évoquer :

  • des douleurs inexpliquées

  • des troubles du désir

  • des difficultés de couple

  • des angoisses ou un mal-être diffus.

Derrière ces symptômes peuvent parfois se cacher des expériences de violence.

Sans formation spécifique, il peut être difficile de :

  • reconnaître les signes d’alerte

  • poser les bonnes questions

  • accueillir la parole sans jugement

  • orienter la personne vers les ressources adaptées.

La formation permet d’adopter une posture professionnelle sécurisante et respectueuse.


La prévention des violences dès le plus jeune âge


La prévention constitue également un enjeu essentiel. Sensibiliser dès l’enfance et l’adolescence permet de transmettre des repères fondamentaux :

  • le respect du corps

  • la notion de consentement

  • la reconnaissance des situations d’emprise

  • la capacité à poser ses limites.

Les professionnels qui travaillent avec des jeunes : éducateurs, thérapeutes, professionnels de santé, ont un rôle important à jouer dans cette transmission.

Une meilleure compréhension des mécanismes des violences permet aussi de repérer plus tôt certaines situations préoccupantes.


Les conséquences des violences sur la sexualité


Dans le domaine de la sexologie, les violences constituent une dimension importante.

De nombreuses personnes ayant vécu des violences peuvent rencontrer :

  • des douleurs pendant les rapports

  • une peur de l’intimité

  • une perte de désir

  • des blocages corporels

  • une difficulté à faire confiance dans la relation.

Ces difficultés ne sont pas uniquement psychologiques. Elles touchent également le rapport au corps, à la sécurité et à l’intimité.

Un accompagnement adapté peut aider les personnes à retrouver progressivement un rapport plus apaisé à leur corps et à leur vie affective.


Le rôle particulier des sexothérapeutes


Les sexothérapeutes sont régulièrement confrontés à ces problématiques dans leur pratique.

La sexualité étant un espace intime et sensible, elle peut parfois révéler :

  • des traumatismes anciens

  • des expériences de violence

  • des situations d’emprise dans le couple.

La formation permet aux sexothérapeutes de :

  • comprendre les mécanismes du traumatisme

  • accueillir la parole avec délicatesse

  • éviter toute forme de revictimisation

  • accompagner la reconstruction de la personne.

Il ne s’agit pas de remplacer les structures spécialisées, mais de savoir orienter et accompagner avec discernement.


Un module spécifique consacré aux violences


Conscients de l’importance de cette thématique, nous avons consacré à l’École de Sexothérapie Holistique (ESH) un module spécifique à la compréhension et à l’accompagnement des violences.

Ce module permet notamment d’aborder :

  • les différentes formes de violences

  • leurs impacts psychologiques et corporels

  • la posture professionnelle adaptée

  • les limites du rôle du thérapeute

  • les ressources et orientations possibles.

L’objectif est de permettre aux futurs professionnels d’acquérir des repères solides, éthiques et responsables.


Former les professionnels pour mieux protéger les personnes


Face à l’ampleur des violences dans notre société, la formation des professionnels constitue un levier essentiel.

Mieux comprendre ces situations permet :

  • d’accueillir la parole avec respect

  • d’éviter les maladresses

  • d’orienter vers les aides adaptées

  • de contribuer à la prévention.

Chaque professionnel formé devient ainsi un acteur de vigilance et de soutien dans son domaine d’activité.


En résumé : la formation à l’accompagnement des violences est aujourd’hui indispensable pour les professionnels de santé et de la relation d’aide. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes en jeu, d’accueillir la parole des victimes avec justesse et de contribuer à une société plus respectueuse et protectrice.

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